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Bouturage et multiplication : multipliez vos plantes gratuitement en 2026

Guide complet des techniques de multiplication des plantes : bouturage, marcottage, division, semis. Apprenez à multiplier vos plantes préférées sans rien dépenser, du bouturage dans l'eau à la division des touffes, pour un jardin qui s'agrandit naturellement.

Bouturage et multiplication : multipliez vos plantes gratuitement en 2026
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Multiplier ses plantes, c’est un peu magique : une simple tige coupée devient une nouvelle plante, identique à sa mère, prête à fleurir dans un autre coin du jardin ou à être offerte à un ami. C’est aussi une des plus grandes économies du jardinier amateur.

Chez Fleuriel, nous aimons cette alchimie végétale. Bouturer, c’est comprendre comment la vie circule dans les plantes, c’est apprendre à lire les signes de la nature, c’est aussi perpétuer les variétés qui nous sont chères. Dans ce guide complet, nous vous dévoilons toutes les techniques de multiplication pour que vous puissiez peupler votre jardin sans dépenser un euro.

La bouture : la technique reine

Le bouturage est le moyen le plus simple et le plus répandu de multiplier les plantes. Le principe ? Un fragment de plante (tige, feuille, racine) est prélevé et placé dans des conditions favorables pour développer ses propres racines et devenir une nouvelle plante autonome.

Les différents types de boutures

Bouture de tige herbacée (printemps) : sur les jeunes pousses tendres, prélevez un segment de 10-15 cm comportant 3-4 nœuds. Supprimez les feuilles du bas pour ne conserver que 2-3 feuilles en haut. Trempez la base dans l’hormone et plantez au deux tiers dans le substrat. Parfait pour : géranium, fuchsia, coleus, menthe, basilic.

Bouture semi-aoûtée (été) : sur des tiges ayant commencé à durcir (ni trop tendres, ni trop ligneuses), prélevez des segments de 10-15 cm en été. Idéal pour : rosiers, lavande, hortensia, buis, troène, laurier.

Bouture de tige aoûtée (automne-hiver) : sur du bois dur et mature, prélevez en automne après la chute des feuilles. Plantez directement en pleine terre ou en pot sous châssis froid. Fonctionne pour : saule, peuplier, groseillier, cassissier, vigne.

Bouture de feuille : pour certaines plantes d’intérieur, une simple feuille avec son pétiole peut donner une nouvelle plante. La feuille est plantée dans le substrat, le pétiole enterré. Parfait pour : bégonia, saintpaulia (violette africaine), plectranthus, crassula.

Bouture à l’œil : on prélève un fragment de tige ne portant qu’un seul bourgeon (œil) avec une feuille. Technique pointue mais très économique pour les plantes rares. Utilisée pour : vigne, camélia, certains arbres fruitiers.

Le protocole de la bouture parfaite

  1. Préparation : sécateur propre et désinfecté, substrat drainant prêt, godets propres
  2. Prélèvement : coupez net, en biseau juste sous un nœud (c’est là que se concentrent les hormones de croissance)
  3. Traitement : trempez la base dans la poudre d’hormone de bouturage (ou cannelle en poudre, ou miel)
  4. Plantation : faites un trou avec un crayon, insérez la bouture, tassez légèrement
  5. Environnement : placez sous cloche ou sac plastique transparent, à la lumière vive sans soleil direct
  6. Entretien : arrosez par vaporisation, aérez une fois par jour 10 minutes pour éviter la moisissure
  7. Acclimatation : quand les racines apparaissent (au bout de 3 à 8 semaines), retirez progressivement la cloche
  8. Rempotage : une fois les racines bien développées, rempotez en pot individuel dans un terreau de qualité

La bouture dans l’eau : la plus simple pour débuter

Cette méthode ne nécessite aucun matériel : coupez une tige, placez-la dans un verre d’eau, attendez que les racines apparaissent (généralement 1 à 3 semaines), puis plantez en terre. Idéal pour : pothos, misère, coleus, basilic, menthe, philodendron, lierre, chlorophytum. Changez l’eau tous les 2-3 jours pour éviter la stagnation.

Le marcottage : quand la plante travaille pour vous

Le marcottage est plus lent mais quasi infaillible. La marcotte reste connectée à la plante mère pendant qu’elle développe ses racines, ce qui lui garantit eau et nutriments en continu. Trois techniques principales :

Marcotte simple (terre) : choisissez une longue branche souple, incisez légèrement l’écorce sur un nœud, pliez-la jusqu’au sol, enterrez la partie incisée (5-10 cm de profondeur) en maintenant avec une pierre ou un crochet. L’extrémité de la branche doit rester hors de terre. Au bout de 6 à 12 mois, la marcotte a formé ses racines. Séparez-la de la plante mère et replantez. Parfait pour : hortensia, magnolia, glycine, chèvrefeuille, clématite, rosier grimpant.

Marcotte aérienne : pour les plantes dont les branches n’atteignent pas le sol. Incisez un anneau d’écorce sur une branche, entourez la zone incisée de mousse humide, enveloppez de plastique noir. Au bout de 2-6 mois, des racines apparaissent dans la mousse. Coupez sous les racines et replantez. Technique utilisée pour : ficus, dracaena, monstera, arbres fruitiers difficiles à bouturer.

La division : la méthode express

La division est la technique la plus rapide pour multiplier les plantes vivaces. Elle consiste à séparer une plante en plusieurs éclats, chacun possédant ses propres racines et bourgeons. Elle se pratique au printemps ou à l’automne sur les plantes à port touffu.

Comment diviser : déterrez la plante mère, secouez la terre pour dégager les racines, séparez la touffe en plusieurs éclats (à la main ou au couteau), chaque éclat doit avoir au moins 2-3 bourgeons et un bon système racinaire. Replantez immédiatement à la même profondeur et arrosez copieusement.

Plantes faciles à diviser : hémérocalle, iris, hosta, pivoine herbacée, phlox, aster, rudbeckia, échinacée, graminées ornementales, heuchère, marguerite, sedum. La division permet aussi de rajeunir les plantes vieillissantes : tous les 3-5 ans, divisez vos vivaces pour maintenir leur vigueur.

Les semis : la multiplication sexuée

Le semis est la seule méthode de multiplication qui produit des plantes génétiquement uniques. Chaque graine est un croisement entre deux parents : vos semis seront donc différents de la plante d’origine. C’est ainsi que naissent les nouvelles variétés.

Semis en place : pour les plantes qui n’aiment pas être transplantées (coquelicot, pavot, aneth, carotte, radis, certaines annuelles à racine pivotante). Semez directement en pleine terre après les dernières gelées.

Semis sous abri : pour les plantes plus fragiles ou à longue période de végétation (tomates, poivrons, aubergines, pétunias, impatiens). Semez en terrine ou en alvéoles en février-avril, repiquez en godets individuels après 2-4 vraies feuilles, plantez en terre après les saints de glace (mi-mai).

Comment offrir ou échanger vos plantes multipliées

Une fois vos boutures, marcottes et divisions bien enracinées, vous aurez rapidement plus de plantes que votre jardin ne peut en contenir. C’est là que la magie opère : échangez-les avec des amis jardiniers, participez à des bourses aux plantes locales, ou créez un petit coin « à donner » devant votre jardin. Les réseaux de troc de plantes se multiplient partout en France, et c’est une merveilleuse façon d’enrichir son jardin sans rien dépenser.

Pour compléter votre jardin de plantes bouturées, découvrez nos guides sur les fleurs vivaces faciles et les plantes aromatiques que vous pouvez multiplier vous-même.

Le bouturage, c’est la transmission végétale : un geste simple qui porte en lui la promesse de nouveaux jardins. Chaque bouture qui prend racine est une petite victoire, chaque marcotte qui s’enracine est un cadeau que la nature vous fait. En multipliant vos plantes, vous ne faites pas qu’économiser de l’argent : vous créez un jardin qui a une histoire, la vôtre.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure période pour bouturer les plantes ?

Le printemps (avril-juin) est idéal pour les boutures de tiges herbacées et les semis : la sève monte, les journées s'allongent. L'été (juin-août) convient aux boutures semi-aoûtées (tiges commençant à durcir) comme les rosiers, lavandes, hortensias. L'automne (septembre-octobre) est parfait pour les boutures de racines et la division des vivaces. L'hiver est réservé aux boutures de rameaux secs (arbres et arbustes à feuillage caduc). Chaque saison a ses techniques, mais le printemps reste la période la plus favorable pour débuter.

Comment réussir une bouture à coup sur ?

Le secret d'une bouture réussie tient en trois points : une coupe nette au sécateur désinfecté, un substrat drainant (mélange 50% terreau, 50% sable ou perlite), et une atmosphère humide mais pas détrempée. Trempez la base de la bouture dans de l'hormone de bouturage (naturelle : cannelle, miel ou saule) pour stimuler l'enracinement. Placez la bouture sous une cloche ou un sac plastique transparent (effet de serre), à la lumière sans soleil direct. Arrosez par vaporisation plutôt que par le fond. Au bout de 3 à 8 semaines selon les espèces, les premières racines apparaissent.

Quelles plantes sont les plus faciles à bouturer pour un débutant ?

Certaines plantes sont particulièrement coopératives ! Dans l'eau : le pothos, la misère (Tradescantia), le coléus, le basilic, la menthe, le philodendron. En terre : le saule (pratiquement 100% de réussite), le groseillier, le figuier, le laurier-rose, le fuchsia, le géranium, l'hortensia, le buis, la lavande. Pour les plantes d'intérieur : le monstera (bouture de tige avec une feuille et un nœud aérien), le caoutchouc (Ficus elastica), le bégonia (bouture de feuille). Commencez par le saule ou le pothos : vous serez vite encouragé par des résultats spectaculaires.

C'est quoi la différence entre bouture, marcotte et division ?

La bouture est un fragment de plante (tige, feuille, racine) que l'on place dans un substrat pour qu'il développe ses propres racines. Le marcottage consiste à faire raciner une branche encore attachée à la plante mère, en l'enterrant ou en l'incisant (marcotte aérienne). La division est la séparation d'une plante en plusieurs éclats, chacun avec ses racines : c'est la méthode la plus rapide et la plus sûr pour les vivaces. La bouture donne des clones identiques au pied mère. Le semis, lui, crée des individus génétiquement uniques, différents de la plante d'origine.

Peut-on bouturer directement en terre ou faut-il un substrat spécial ?

Le bouturage en pleine terre fonctionne pour certaines espèces très faciles (saule, peuplier, figuier, groseillier) en automne ou au printemps. Mais pour la majorité des plantes, un substrat spécial améliore considérablement les chances de réussite. Utilisez un mélange léger et drainant : terreau spécial bouturage (ou 2/3 terreau universel + 1/3 perlite ou vermiculite). L'essentiel est que le substrat retienne l'humidité sans devenir détrempé (risque de pourriture). Les godets alvéolés ou les pots en tourbe sont parfaits. Évitez la terre de jardin trop lourde qui asphyxie les jeunes racines.

Sources & ressources